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Depuis son accession à la magistrature suprême de notre pays, son Excellence, Maître Abdoulaye WADE, Président de la République, n’a ménagé aucun effort pour bâtir au Sénégal une Justice accessible, crédible, efficace, performante et apte à assumer son rôle de gardien des droits et libertés qui lui est dévolu par notre Constitution. Le Chef de l’Etat a toujours affirmé avec force qu’ « aucun développement ne peut être envisagé sans la promotion d’une bonne justice, garante d’une bonne gouvernance politique et économique.»l Dans cette perspective, le Gouvernement du Sénégal s’est résolument engagé à promouvoir la Bonne Gouvernance judiciaire. Sous ce rapport et en droite ligne du Programme National de Bonne Gouvernance (PNBG), un ambitieux programme, à long terme, de modernisation de l’environnement juridique et judiciaire : le Programme Sectoriel Justice (PSJ) est mis en œuvre. Empreinte d’une grande générosité, cette volonté de réforme de la Justice commande la définition d’une nouvelle Carte Judiciaire qui permettra d’assurer une meilleure couverture du territoire national en juridictions et maisons de justice ainsi qu’une répartition plus adéquate des compétences entre les différents ordres de juridictions.
L’informatisation de l’ensemble des juridictions et autres services de la Justice a connu des avancées très importantes. Le logiciel de gestion de la Chaîne pénale, qui est un programme global d'informatisation initié pour la gestion des sièges, parquets et greffes, a déjà été validé. Son déploiement, d’abord à Dakar et ensuite à l’intérieur du pays, se traduira par une réduction significative des délais de traitement des affaires et de délivrance des décisions de Justice et autres actes judiciaires mais aussi par un gain important en fiabilité, sécurité et transparence dans le cours des procédures. Des efforts sans précédant ont été consentis dans le recrutement et la formation de magistrats et greffiers. Ils ont été accompagnés par la prise d’importantes mesures de revalorisation du statut des magistrats et du personnel judiciaire. Un nouveau statut des magistrats qui ambitionne de consolider l’indépendance de la magistrature et d’améliorer les conditions de vie et de travail des magistrats est en chantier. Le projet de loi sera bientôt soumis à la Représentation nationale. Dans le même temps, sera poursuivi l’objectif d’améliorer sensiblement les conditions de vie en milieu carcéral de manière à les rendre plus compatibles avec le respect dû à la dignité de la personne humaine et de prendre des mesures efficaces pour éradiquer les causes de longues détentions provisoires. La bonne conduite de cette politique sera adossée à une ferme volonté de mener une lutte sans répit contre toutes les formes de criminalité transnationale organisée, notamment le trafic illicite de stupéfiants, la traite des personnes, la cybercriminalité, la corruption active ou passive et le blanchiment de capitaux qui sapent tous nos efforts de développement et portent préjudice à la sécurité de nos vaillantes populations. Aussi, dans le sillage du Conseil Présidentiel de l’Investissement (CPI) et de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA), le Département de la Justice entend jouer sa partition pour la consolidation, au Sénégal, d’un Environnement des Affaires de Classe Internationale. L’importance de cet enjeu exige l’adhésion de tous les acteurs de la Justice, de la société civile, du secteur privé et des usagers du système judiciaire au Sénégal, nationaux ou investisseurs étrangers. Ensemble, nous relèverons tous les défis ! C’est le lieu d’exprimer ma profonde gratitude à l’endroit de nos généreux partenaires parmi lesquels, je voudrais citer, au premier plan, le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD), la Banque mondiale, l’Union européenne et les Coopérations Française, Espagnole et Belge Francophone. Notre administration judiciaire s’est ouverte à la modernité. La construction d’un environnement juridique et judiciaire sécurisé, favorable au développement des affaires et au respect des droits et libertés individuels est le droit chemin qui nous mènera inéluctablement vers le progrès. Car, comme le disait le président WADE, « il ne peut y avoir d’Etat viable sans une bonne justice, qui reste la charpente de tout Etat démocratique. »
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